Quand c’est la police qui fournit la drogue…

20 avril 2019

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Dans le livre « La révolution au Venezuela, une histoire populaire », Georges Ciccariello-Maher revient notamment sur les années 1980 :

Les quartiers populaires de Caracas commençaient à s’organiser en milices pour se défendre des exactions de l’armée et de la police. Délaissant la guérilla urbaine pour se consacrer à des missions plus proprement sociales, ils répondaient aux préoccupations quotidiennes du quartier.

Parmi ces missions, l’une des plus fondamentales était d’affronter le marché de la drogue et s’il y a une lutte qui marque la naissance du mouvement des milices populaires vénézuéliennes, c’est bien le combat contre le narcotrafic qui avait été monté par la police sur ordre de l’Etat pour pourrir la jeunesse révolutionnaire. Dans un parallèle frappant avec le sort des Black Panthers aux Etats-Unis, Juan Contreras témoigne du rôle de l’Etat dans la mise à disposition des drogues :

« C’est la DISIP (police politique) qui a introduit la drogue dans le quartier au début des années 1980. Il faut dire les choses comme elles sont : ça faisait partie d’une politique de l’Etat et c’était une sale guerre, une guerre de basse intensité pour mettre fin à la résistance populaire. »

Même ceux qui doutent que le marché de la drogue ait fait partie d’une stratégie étatique décidée en haut lieu ne peuvent nier qu’une telle stratégie ait opéré au niveau local ; des policiers sous-payés ont profité de leurs petits pouvoirs pour se remplir les poches en fournissant de la drogue et en fermant les yeux.

Les milices ont donc réagi fortement contre ce fléau et on voit encore aujourd’hui de multiples inscriptions sur les murs contre la drogue.

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