Félix Diaz

10 février 2019

Non classé

Science-fiction vénézuélienne par Félix Diaz, né à Caracas en 1955.

Une navette subit une catastrophe alors qu’elle est en exploration sur un satellite de Jupiter. Un des membres de l’équipage est tué, un autre est blessé grièvement aux jambes. Seule valide, la femme de l’équipage.

Le problème était Piotr. Il ne supportait plus la douleur, ni son inactivité forcée. Homme très actif, jamais il n’avait été blessé gravement (son seul souvenir est celui d’une jambe cassée quand il était enfant). L’inactivité forcée le remplissait de ressentiment et faisait ressortir son caractère machiste qu’il croyait avoir dépassé depuis certains traumas émotionnels de l’adolescence. La vérité, c’est qu’il était au fond de lui un sacré misogyne et jamais il ne l’avait reconnu avant de se voir blessé, inutile et aux bons soins d’une femme pour laquelle il n’avait pas trop de sympathie. Pour Piotr, il y avait seulement deux sortes de femmes : celles avec qui on couchait et les autres. Il appréciait les premières, au moins le temps qu’elles lui donnaient ce que son corps demandait ; quant aux autres, elles étaient juste tolérées. Et cette règle, il l’appliquait aussi à ses collègues de travail. Comme il n’était guère convenable d’aller de lit en lit avec les filles qui partageaient une navette spatiale, il se contentait de les ignorer ou de les tolérer, suivant le type de relation qu’imposaient les circonstances.

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