Karen Valecillos

8 novembre 2018

Non classé

Karen Valecillos est né à Caracas le 22 novembre 1977. Elle écrit pour le théâtre, le cinéma et la télévision. Dramaturge et fondatrice de la troupe du Tumbarrancho Teatro, elle a écrit plus d’une vingtaine de pièce parmi lesquelles « Lo Que Kurt Cobain se Llevó », « Cuentos de Guerra para Dormir en Paz », « Jazmines en Lídice », « Sobrevivientes », « Vino la Reina », « Cría de canguros ». 

Ses pièces ont été jouées au Venezuela, au Mexique, en Argentine et aux Etats-Unis.

Elle a écrit 29/10/88 dont l’action se déroule autour des deux uniques survivants du “Massacre de l’Amparo” le 29 octobre 1988. Pinilla et Chumba, deux jeunes pêcheurs qui acceptent par nécessité économique de se joindre à un groupe d’homme dans une petite rivière dans l’espoir d’une bonne pêche, mais pendant qu’ils avancent sur le Rio Arauca, dans une barque à moteur, ils sont surpris par une rafale de mitraillette.

CHUMBA – Moi, je ne suis pas guérillero, c’est la vérité. L’armée est venu et nous a tiré dessus. Maintenant nous sommes prisonnier et il faut dire ce qu’ils veulent qu’on dise. Mais moi, je ne comprends pas pourquoi je suis prisonnier pour avoir fait quelque chose que je n’ai pas fait. Pourquoi je dois me défendre ? Guérillero ? L’unique guérilla que je fais chaque jour, c’est juste de trouver à manger, de trouver à travailler. Pour le reste… Je n’ai personne avec qui me disputer si ce n’est avec le destin qui m’a fait naître ici. Où il n’y a rien… des gens oui… mais rien de ce qui peut être le futur. Parce que l’Amparo, c’est comme ces arbres qui grandissent jusqu’à une certaine taille et qui après se désèchent. Depuis que je suis né, ce village est comme ça, il n’a jamais progressé, comme disent les gens. Aucun progrès ici. Et c’est bien la seule guerre que nous avons : vivre ici sans jamais pouvoir progresser. Etre Vénézuélien sur une terre que le Venezuela ne connaît pas. Comme ces choses-là, jetées au milieu de rien, comme ces terrains où rien ne pousse, où personne ne construit une maison. On attend ici en attendant que quelqu’un se souvienne de nous, mais tout le monde nous oublie, à part nous qui sommes à l’intérieur.

On a tiré un film de cette pièce ; en voici le trailer :

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