Nestor Caballero

13 septembre 2018

Non classé

Né à Caracas, le 7 juillet 1951, Nestor Caballero est  dramaturge, poète, peintre, narrateur, metteur en scène, docteur, et scénariste. Il a écrit plus de trente-cinq pièces de théâtre qui ont été représentées dans toute l’Amérique Latine, mais aussi aux Etats-Unis, en Espagne, en France, en Allemagne et même en Iran.

Dans cette pièce, « Avec une petite aide de mes amis », inspirée par la chanson Joe Cocker, il parle du désenchantement de la période hippie et de la trahison de nos idées de jeunesse.

Sur le sofa du divan, nous voyons Gilberto couché, pendant que Fidel Castro, assis sur une chaise, à la tête du sofa, prend note comme un psychiâtre de ce que dit Gilberto.

GILBERTO.- Fidel! Fidel!

FIDEL.- Pas Fidel. Docteur. Docteur Zapata. Allons, relaxez-vous et dites-moi tout.

GILBERTO.- Je déteste Alvaro, parce que lorsque j’étais au lycée, il était le petit ami des plus belles filles de ma classe, Alicia, Yasmina, Catalina et Esther, les filles les plus belles du quartier… Je le déteste, Fidel!

FIDEL.- Pas Fidel. Docteur Zapata.

GILBERTO.- Il en avait quatre pour lui tout seul, et moi… En plus, elles étaient amies entre elles… Et ça ne les dérangeait pas qu’il… Il passait de l’une à l’autre… Je le déteste…

FIDEL.- Zapata, docteur Zapata.

GILBERTO.- Je déteste Alvaro parce que moi, au lycée, j’étais le capitaine de l’équipe de base-ball, j’étais le meilleur au basket, champion de natation et… Et je n’emballais aucune fille. Aucune… Je détestais Alvaro parce qu’il était nul en sport, en tous les sports, et elles lui tombaient toutes dans les bras. Un jour, je suis allé le voir, pour discuter. Je lui ai dit : je peux t’apprendre à jouer au base-ball, et toi en échange, tu en le diras à personne, mais tu m’apprendras à séduire Sulay, la petite de la troisième année. C’était un bon deal, n’est-ce pas, Fidel?

FIDEL.- Calmez-vous. Respirez profondément et ne m’appelez plus Fidel.

GILBERTO.- Alvaro me dit : c’est très facile. Tu l’éloignes de ses amies et tu lui dis que tu as quelque chose à lui dire ce soir. Mais je ne pourrai jamais ! Si, et si elle te demande de quoi tu veux lui parler, tu lui répondras que tu ne peux lui dire que le soir. Bon, j’ai fait comme il a dit. Mais alors il fallait attendre le soir. Je lui ai demandé comment s’y prendre. Tu la coinces contre le mur et tu l’embrasses, ce n’est pas compliqué ! Je le détestais parce que pour lui tout était simple…

CON%20UNA%20PEQUEÑA

sans-titre

https://www.youtube.com/watch?v=VM4kNIAxOGE

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