Antonio Arráiz

24 juillet 2018

Non classé

antonioarraizAntonio Arráiz est né le 27 mars 1903 à Barquisimeto et mort le 16 septembre 1962 dans le Connecticut. Il est considéré comme un grand poète et un excellent romancier. Il fonda également le journal « El Nacional » de Caracas. Il écrivit à ses débuts dans une publication d’avant-garde “Elite”. Voici un poème qu’il écrivit pour cette revue en juillet 1926

Vingt-deux foot-boléristes en pays vénézuélien.

La jambe traverse l’air, certitude balistique.

Le soleil glisse sur la rapide détente des muscles.

Comme un dard, immédiatement s’aiguise le regard.

Courir. Heurter. Se relever. Impulser une dynamique.

Sous la course implacable s’ébranle la terre…

 

Vingt-deux foot-boléristes en pays vénézuélien,

pleins d’une nouvelle vie, ivres de jeunesse,

ébauchant les paroles urgentes de l’avenir.

 

Le sol résonne un bon moment. On dirait

qu’il tressaille sous l’allégresse rougissante

d’une mère qui sent bouger son fils dans son ventre.

Rythmes modernes à la mode de l’Amérique espagnole.

Un chant chaleureux et païen souffle sur les Tropiques.

 

Les mouvements ont la gravité d’un rituel

qui s’accomplit en profondeur et en sérénité.

 

Avec ces larges poitrines qui épuisent l’atmosphère,

avec ces torses puissants, ces visages souriants,

avec cette vie exubérante, pure, simple et forte,

vingt-deux foot-boléristes en terre vénézuélienne

nous allons construire la patrie.

vieille-photo-foot

 

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